Animal & Identité

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Le Coq (Paschal), docteur régent et doyen de la Faculté de Médecine (1597-1632)

Buste de Paschal Le Coq
Archives Départementales de la Vienne, Carton... Afficher la suite de la légende

Buste de Paschal Le Coq
Archives Départementales de la Vienne, Carton 27 (détail, photographie Jean-Philippe Bozier)


Panneaux portant l’ancien nom et la nouvelle dénomination de la rue Paschal Le Coq


Blason de Paschal Le Coq sur le dessin de la masse de la Faculté de Médecine de Poitiers (1615)
Archives Départementales de la Vienne, L 143 (détail, photographie Jean-Philippe Bozier)


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Paschal Le Coq est sans doute le médecin poitevin le plus marquant de tout l’Ancien Régime. Docteur-régent à partir de 1597, il apparaît comme un doyen particulièrement marquant de la Faculté de Médecine. C’est, en effet, durant son décanat (1616-1632) que cette école poitevine – globalement assez « moribonde » aux XVIe et XVIIe siècles - fait montre d’un certain dynamisme entre la fin du Moyen Âge et la Révolution française. Botaniste réputé, on lui doit une réforme des statuts de sa Faculté en 1617, qui donne à cette dernière une réelle autonomie au sein de l’Université, mais surtout d’avoir créé en 1621 le premier jardin des plantes de la ville (rue des Basses-Treilles). Esprit rationnel et humaniste, il lutte également contre toutes les formes d’exercice illégal de la médecine et s’emploie à former au mieux ses étudiants et les apprentis chirurgiens et apothicaires. Homme tolérant, il a également le grand mérite de réussir à apaiser les dissensions religieuses existant alors entre ses confrères professeurs catholiques et protestants jusqu’à sa mort en 1632.

Quel est alors le rapport entre ce grand botaniste poitevin et les animaux ? Son nom, tout d’abord : il est issu d’une « famille distinguée par ses richesses & sa noblesse » de Villefagnan, dont le patronyme ne peut que se remarquer. Mais Paschal Le Coq est surtout resté à la postérité pour un discours – très savant et très humoristique - prononcé sur les prétendues vertus médicinales du coq (l’animal de basse-cour dont il porte le nom) le 13 décembre 1613 pour la rentrée de l’Ecole de Médecine. Il fait même publier cette fameuse harangue la même année, si bien que la postérité a eu tendance à associer le personnage avec le fameux gallinacé. D’ailleurs, plus de deux siècles et demi après la disparition du doyen et docteur régent, la municipalité de Poitiers a décidé en 1900 de débaptiser l’ancienne rue du coq (près de la cathédrale) pour la renommer rue Paschal Le Coq. Elle s’appelle toujours ainsi aujourd’hui.

Paschal Le Coq est sans doute le médecin poitevin le plus marquant de tout l’Ancien Régime (du XVIe au XVIIIe siècle). Il fut docteur-régent à partir de 1597 et son activité a marqué de façon durable la Faculté de Médecine de Poitiers. En effet, sous sa direction, entre 1616 et 1632, cette école poitevine a été très dynamique. 
 
Botaniste réputé, il a réformé les statuts de la Faculté en 1617, mais il a surtout créé en 1621 le premier Jardin des plantes de la ville (rue des Basses-Treilles, actuelle rue du Jardin des Plantes). Esprit rationnel et humaniste, il lutte également contre toutes les formes d’exercice illégal de la médecine et s’emploie à former au mieux ses étudiants et les apprentis chirurgiens et apothicaires (pharmaciens). Homme tolérant, il a réussi à apaiser les dissensions religieuses existant alors entre ses confrères professeurs catholiques et protestants jusqu’à sa mort en 1632.
 
Mais pourquoi ce grand botaniste poitevin est-il associé aux animaux ? Son nom est issu d’une « famille distinguée par ses richesses & sa noblesse » de Villefagnan (Charente), dont le patronyme ne peut que se remarquer. Mais Paschal Le Coq est surtout resté célèbre après avoir prononcé un discours sur les prétendues vertus médicinales du coq (l’animal de basse-cour dont il porte le nom) le 13 décembre 1613 lors de la rentrée de l’Ecole de Médecine. Publié, son discours a conduit à faire l’association entre le personnage et le fameux gallinacé.
 
Ainsi, en 1900, plus de deux siècles et demi après la disparition du doyen, la municipalité de Poitiers a décidé de débaptiser l’ancienne « rue du coq » (près de la cathédrale) pour la renommer « rue Paschal Le Coq ». Elle s’appelle toujours ainsi aujourd’hui.

Fabrice Vigier

Bibliographie :

Boutelière (Louis de la), « Note sur les portraits de quatre médecins de Poitiers en 1621 », dans Bulletin de la Société des Antiquaires de l’Ouest, 1875, p. 182-183 
 
Dreux du Radier (Jean-François), Bibliothèque historique et critique du Poitou, Paris, 1754, t. III, p. 323-341
 
Duport (Danielle), L’histoire du jardin des plantes de Poitiers, thèse pour le doctorat de pharmacie, Poitiers, 1983, p. 4-10
 
Gaboriau (Jean-Luc), L’histoire de la Faculté de Médecine de Poitiers de 1431 à 1793, thèse pour le doctorat en pharmacie, Poitiers, 1993, p. 46-54
 
Haag (Eugène et Emile), La France protestante ou Vies des protestants français qui se sont fait un nom dans l’histoire, Paris, 1856, t. VI, article « Le Coq », p. 479
 
Ariès (Jacques), Roy (Arlette), « Paul Contant, Paschal Le Coq, apothicaires et médecins », dans Aventures scientifiques. Savants en Poitou-Charentes du XVIe au XXe siècle, sous la dir. de Jean Dhombres, Poitiers, Les éditions de l’Actualité Poitou-Charentes, 1995, p. 58-71